Les cookies permettent de personnaliser le contenu et les annonces afin d'améliorer votre expérience. En naviguant sur le site, vous acceptez leur utilisation.

Votre source d'informations pour partir étudier à l'étranger

Menu

Comprendre les salaires en Suisse: le guide



Les salaires en Suisse

       D’après l'OCDE, le salaire mensuel moyen suisse en 2018 est d’environ 4790€ tandis qu’il est d’environ 3325€ en France. Déterminer le salaire approprié pour votre profession peut être compliqué en Suisse puisque nos voisins helvètes n’aiment pas parler d’argent et de salaire.

De plus les salaires sont rarement mentionnés dans les annonces d’emploi. C’est pourquoi nous vous avons rassemblées toutes les informations essentielles pour estimer le salaire que vous pourrez négocier avec un employeur hélvète.

Véritable couteau-suisse, cet article vous donnera tous les outils pour comprendre les salaires en Suisse : salaire moyen, primes et bonus, taxes et prélèvements obligatoires n’auront plus de secret pour vous.


Quel est le niveau de salaire moyen auquel je peux prétendre en Suisse ?



Comme nous l’avons évoqué dans l’article “la réglementation du marché du travail en Suisse” il n’existe pas de salaire minimum légal (sauf dans les cantons du Jura, Neufchâtel et Tessin). Parfois les CCT fixent un salaire plancher pour leur branche ou prévoient une échelle de traitement.

C’est également le cas pour les emplois à l’Etat, dont les échelles de rémunération sont facilement consultables sur internet. Ainsi le salaire est généralement convenu entre l’employé et son employeur lors de la négociation du contrat de travail.

Dans la plupart des cas, les salaires sont négociables et c’est à vous de vous assurez que vous recevez un salaire décent. Cependant, sachez qu’en Suisse les salaires sont établis selon le principe d’ancienneté et beaucoup d’entreprises suisses ne veulent pas rémunérer des jeunes actifs avec un salaire élevé, quelles que soient leurs qualifications ou expériences.

Par ailleurs l’égalité des sexes est inscrite dans la Constitution suisse depuis 1981, ce qui signifie que toute discirmination directe ou indirecte dans la vie professionnelle est interdite par la loi, notamment la discrimination salariale !

Or, dans les faits le salaire des femmes est plus bas en moyenne que celui des hommes, indépendamment des qualifications et des expériences de l’employée. Alors, mesdames, dans le cadre de la loi suisse, c’est votre droit de prétendre à un salaire égal à celui des hommes !

A titre d’exemple voici une liste non exhaustive des salaires annuels moyens auxquels vous pourrez prétendre en Suisse selon les villes et les fonctions (source Glassdoor) :

 

Genève

Lausanne

Zurich

Berne

Category manager

133K CHF

120 435€

122K CHF

110 468€

135K CHF

122 247€

 

Product manager

122K CHF

110 500€

115K CHF

104 160€

112K CHF

101 449€

106K CHF

96 014€

Data analyst

86K CHF

77 903€

111K CHF

100 550€

101K CHF

91 501€

116K CHF

105 091€

Analyste financier

107K CHF

96 927€

123K CHF

111 420€

108K CHF

97 842€

131 CHF

118 691€

Business developer

51K CHF

46 208€

125K CHF

113 263€

102K CHF

92 423€

 

Ingénieur

84K CHF

76 113€

101K CHF

91 501€

107K CHF

96 927€

83K CHF

75 207€

Auditeur financier

117K CHF

106 021€

109K CHF

98 748€

124K CHF

112 337€

 

Office manager

111K CHF

100 550€

 

86K CHF

77 903€

 

Digital project manager

73K CHF

66 150€

109K CHF

98 748€

   

Community manager

72K CHF

65 244€

95K CHF

86 086€

60K CHF

54 365€

 

Vous pouvez également simuler le salaire auquel vous pouvez prétendre grâce à l’outil salarium. Pour cela vous devez choisir la région concernée, la branche économique, le groupe de professions, la position professionnelle dans l'entreprise et l'horaire hebdomadaire afin de connaître le salaire mensuel brut et la dispersion salariale (intervalle interquartile).

Les primes et bonus de salaire en Suisse


 

Aucune disposition traitant spécifiquement du bonus ne figure dans le droit suisse. Alors pour tout ce qui concerne les bonus tels que le versement d’une somme d’argent ou encore la remise d’actions ou d’options, il vous faudra négocier avec votre employeur. Le bonus peut être ausis bien facultatif, donc au bon vouloir de votre employeur (art. 322d CO), que déterminé dans votre contrat de travail (art. 322 s. CO).

D’après l’art. 322d al. 1 du Code des Obligations, la gratification est une rétribution spéciale que l’employeur accorde en plus du salaire à certaines occasions telles que Noël ou la fin de l’exercice annuel.

Enfin pensez à bien demander si le salaire qu’on vous propose tient compte ou non d’un éventuel 13ème mois car cela pourrait fausser vos calculs ! En effet il est courant que les employés reçoivent un 13ème mois en décembre.


Quels sont les taxes et prélèvements obligatoires en Suisse ?



En Suisse, on distingue deux sortes de cotisations sociales : celles qui sont calculées de manière identique quels que soient la profession, l’entreprise et le canton, et celles qui sont propres à l’entreprise.

  • Mode de calcul identique : l’assurance vieillesse et survivants (AVS), l’assurance invalidité (AI) et l’assurance perte de gain (APG)

  • Mode de calcul personnalisé : prévoyance professionnelle (2ème pilier)

     

Par ailleurs le travailleur étranger est imposé à la source sur ses revenus selon le type de permis de travail qu’il possède. L’impôt est ainsi directement prélevé sur le salaire par l’employeur, lequel reverse ensuite le montant à l’administration fiscale du canton.  Le mode de calcul de chacune des charges, ainsi que le taux de cotisation appliqué, sont très différents. Il est par conséquent difficile de donner une moyenne. On estime que, pour un travailleur âgé de 30 ans, les charges sociales représentent entre 12 et 14% du salaire brut.

En outre, l’assurance maladie est une charge sociale intégralement payée par les employés ; elle n’est pas prise en charge par l’employeur. Il est donc de votre responsabilité de cotiser à l’assurance maladie en Suisse (pour les résidents expatriés), ou de souscrire une assurance maladie frontalier.

Enfin, si les Suisses paient moins d'impôt que les Français (10% du salaire brut contre 14,6% en France) pour une personne célibataire et sans enfant, le coût de la vie est bien plus élevé. 

De plus selon un rapport du Conseil fédéral sur les classes moyennes, les prix en Suisse sont 41,4% plus élevés que dans les pays constituant le noyau dur de l'Union européenne. Enfin le salaire est l'argument numéro un qui convainc les Français de s'installer en Suisse, mais il est nécessaire de mettre cette rémunération avantageuse en perspective avec le coût de la vie très élevé.

Pour cela nous vous conseillons de lire l’article sur “Le cas des frontaliers en Suisse”.


Sources:

La France en Suisse et au Liechtenstein- Ambassade de France à Bern

Page Facebook Pégase – la page de l’expatriation et des Français à l’étranger animée par le Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.

Expat Explorer HSBC - Suisse

Articles en relation