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Comprendre son salaire pour un emploi à l’étranger : le guide



Les salaires à l'étranger


Partir travailler à l’étranger est une expérience unique, et l’aboutissement d’un projet long de plusieurs mois pour la majorité d’entre vous. Parmi les facteurs influençant votre projet, le salaire pour un expatrié travaillant à l’étranger est un sujet complexe. Vous ne souhaitez pas arriver sur place et vous rendre compte que votre rémunération ne correspond pas au coût de la vie, que les cotisations et taxes la réduisent plus que prévu, ou que vos collègues gagnent bien plus que vous.

Pourtant, à travers tout le processus de recherche d’emploi, certains risquent d’être tentés d’accepter la première offre convenable de rémunération sans reflexion préalable sur ce qu’elle réprésente par rapport aux tendances de votre pays d’accueil.

Nous vous avons donc préparer un guide afin de vous aider à mieux comprendre comment évaluer la valeur de votre profil à l’étranger, et vous assurer une rémunération en accord avec les tendances du marché de l’emploi international.


Découvrir le salaire moyen par profession et secteur d’activités à l’étranger



Chaque pays peut valoriser différemment les profils spécialisés, qualifiés, ou avec un faible niveau d’études. Si la pratique d’un salaire minimum se répand de plus en plus dans le monde, il reste difficile pour la majorité des profils disposant d’une qualification de se situer en termes de rémunérations en fonction de leur spécilisation et expériences.

Afin de trouver des repères par rapport au marché de l’emploi visé, nous vous proposons les solutions suivantes :


1. Parcourir les offres d’emplois liées à votre profession dans différents secteurs et types d’entreprise.



Si toutes les entreprises ne communiquent pas le niveau de salaire pour un poste lors de la publication d’annonces, parcourir les sites d’emplois internationaux et nationaux devrait vous donner un ordre de grandeur de la rémunération de votre fonction pour les positions correspondant à votre niveau d’expérience.

N’hésitez pas à consulter les offres de tous les types de structures pour vous faire une idée des variations de salaire pour un même emploi entre les plus petites PME et les plus grands groupes internationaux.


2. Consulter les études de marché nationales sur les salaires



Souvent l’apanage des sites d’emplois ou des organismes gouvernementaux, de nombreuses études annuelles globales ou par secteurs d'acitvités existent généralement pour se tenir à jour des évolutions de salaire par branche et par profession. Les sites d’emplois n’hésitent pas à faire appel à leur base de données d’offres pour évaluer les tendances et donner des moyennes détaillées par professions basées sur des centaines voire des milliers d’opportunités.

Difficile de faire plus claire pour commencer, mais certains facteurs liés à la rémunération peuvent manquer tel que l’âge, l’expérience, la taille de l’entreprise, le niveau de responsabilités, l’ouverture à l’international, ou simplement votre capacité de négociation. Ces moyennes sont donc intéressantes pour situer les offres auxquelles vous postulez, mais ne suffisent généralement pas pour évaluer exactement votre salaire.


3. Contacter les agences de recrutements et/ou agences de travail temporaire à l’étranger



Les agences de recrutements ou de travail temporaire sont des spécialistes du placement des salariés en entreprise. Car leur rémunération est souvent basée sur le salaire du profil placé en entreprise, elles feront tout leur possible pour vous placer au sein d’une mission disposant d’une rémunération conforme aux dernières tendances du marché.

Au-delà du fait que de nombreux pays utilisent ce type d’agence comme forme de recrutement principale pour les entreprises, c’est une opportunité de pouvoir discuter avec un professionnel. Celui-ci analysera votre profil, et vous conseillera et ajustera vos attentes en termes de rémunération.

N’hésitez donc pas à faire appel aux agences, vous avez tout à y gagner !

4. Parcourez les réseaux sociaux professionnels et forum pour demander l’aide des internautes



Pour obtenir un véritable aperçu de la réalité et des conseils sans détours, le meilleur moyen reste de faire appel aux réseaux sociaux et forums dédiés, qu’ils soient internationaux ou nationaux.

Les internautes n’hésitent généralement pas à répondre directement avec leur expérience sur place, et vous donneront certainement au passage de nombreuses suggestions pour vous en sortir le mieux possible lors de la négociation de salaire.


S’assurer du salaire minimum en place au sein du pays d’accueil



Si vous disposez d’un profil peu ou pas qualifié ou exercez une activité faiblement rémunérée ou que la rémunération proposée vous paraît exceptionnellement basse, n’hésitez pas à consulter le portail officiel du gouvernement ou d’autres sources afin de connaître le salaire minimum en place.

Si tous les pays ne disposent pas d’une rémunération minimum légale, ils sont souvent plus l’exception que la règle. A noter, certains pays comme les États-Unis ou l’Allemagne peuvent avoir une réglementation au niveau nationale, complétée au niveau régional ou fédéral. Ainsi, si un salaire minimum de 7.25$ existe aux USA en 2018, plus de la moitié des États du pays ont souhaité instaurer un minimum supérieur à ce montant. (Lien)

Il est donc nécessaire de se renseigner à plusieurs niveaux : les accords nationaux, les accords régionaux, les accords de branches, et les accords d’entreprise. Chacun de ces accords peut en théorie revenir sur le précédent en instaurant une situation plus favorable pour le salarié, et donc un salaire minimum plus important.


Comprendre les taxes, cotisations et impôts sur votre salaire à l’étranger



Lors de la négociation de votre contrat avec votre employeur, la rémunération proposée sera quasi-systématiquement exprimée en salaire brut ou « Gross Salary ». Cette volonté de ne parler qu’en rémunération brut est facilement justifiable : vos taxes, cotisations et impôts peuvent varier grandement selon votre profil et vos autres revenus selon le pays.

Ainsi, certains pays prélèveront moins de 10% de votre salaire comme l’Angleterre, alors que d’autres comme les Pays-Bas prélèveront 28% de cotisations sociales. Qu’est qui justifie cette différence ? Principalement le niveau de services offerts suite à ces cotisations pour la santé, l’éducation, l’invalidité, les infrastructures, la retraite et plus encore. Pourtant, ce n’est pas parce que vous payez moins de cotisations que vous aurez nécessairement un revenu à la fin du mois plus élevé : ce que les cotisations ne couvrent pas, il vous faut généralement le financer par vous-même. Ainsi, à titre d’exemple, les États-Unis appliquent des cotisations sociales faibles sur les salaire, mais la souscription à une assurance santé, les études supérieures ou encore la retraite sont des systèmes entièrement privatisés que vous devrez financer de votre poche.

Il est donc important de relativiser un salaire net élevé, car cela peut signifier des dépenses importantes par la suite pour obtenir une couverture sociale convenable.

A cela s’ajoute l’impôts sur le revenu, prélevé à la source dans la majorité des pays d’Europe et dans le reste du monde. C’est donc directement votre salaire versé chaque mois sur votre compte qui sera impacté. Avec des barêmes variant grandement d’un pays à l’autre, il est indispensable que vous preniez connaissance avant de signer votre contrat du montant de votre imposition annuelle dans le pays d’accueil.

La bonne nouvelle en tant qu’ancien travailleur français, c’est que la taxation totale de vos revenus a de fortes chances d’être inférieur dans votre nouveau pays. L’étude annuelle de l’OCDE sur la taxation des revenus en 2016 indiquent que la France tient de très loin la tête du classement avec 45,3% de taux de taxation. Seul le Danemark est devant à 0.6% près, alors que la moyenne de l’OCDE est à 34,3%.

Quelque soit votre revenu et votre destination, attendez-vous donc à voir un niveau de taxation bien inférieur à ce que vous connaissiez en France.


S’informer des avantages liés aux revenus des expatriés



Chaque pays s’efforce d’attirer les meilleurs talents sur la scène internationale, et recherche les profils rares et qualifiés afin de leur offrir des opportunités au sein de leurs entreprises. Une communication forte, des salaires importants, et des opportunités de carrière intéressantes sont souvent le cœur de leur stratégie. Certains pays n’hésitent cependant pas à aller plus loin et proposer d’autres avantages affectant directement le niveau de taxation.

L’un des meilleurs exemples est très certainement les Pays-Bas et l’avantage offert aux expatriés à travers le 30% Ruling. Celui-ci réduit de 30% votre base de revenus taxables pour les cotisations sociales et l’impôt sur le revenu, vous permettant d’économiser plusieurs milliers d’euros dès que votre salaire dépasse les 50 000 euros annuels brut.

Ce type d’initiative est à surveiller dès que vous rejoignez un poste à l’étranger, car cela peut faire une différence de revenu conséquente chaque année. Être expatrié, cela peut payer encore plus qu’on ne le pense !

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