Étudier à l'étranger après un Master : quelles sont vos possibilités ?
Dernière mise à jour des informations : août 2026.
Après un master, la question n’est plus tout à fait la même qu’après le bac ou une licence. Vous n’avez plus simplement à choisir un pays et une formation. Vous devez décider si une sixième, une septième, voire une huitième année d’études constitue réellement le meilleur investissement pour la suite de votre parcours.
Car les possibilités sont nombreuses. Refaire un master dans un domaine différent, se spécialiser dans une université étrangère, intégrer un MBA, partir sur un programme Erasmus Mundus, préparer un doctorat ou suivre une formation intensive de quelques mois : tout cela est envisageable.
Mais toutes ces options ne se valent pas pour tous les profils.
Un ingénieur qui complète son diplôme par un master en intelligence artificielle n’est pas dans la même situation qu’un étudiant qui reprend un deuxième master presque identique au premier simplement pour passer un an à Londres. Dans le premier cas, la formation peut modifier son positionnement professionnel. Dans le second, l’expérience internationale peut être enrichissante, mais le bénéfice académique est beaucoup moins évident.
Après un master, repartir étudier n’est pas repartir de zéro
Votre premier diplôme change complètement la manière d’aborder un nouveau départ à l’étranger. Vous avez déjà acquis des connaissances, une méthode de travail et, dans beaucoup de cas, une première spécialisation.
Votre objectif n’est donc plus d’accumuler les diplômes. Il devrait être de combler quelque chose qui manque encore à votre profil.
Cela peut être une compétence technique, une spécialisation sectorielle, l’accès à la recherche, un changement de domaine ou encore un réseau professionnel dans un pays où vous aimeriez travailler.
Une bonne formation doit modifier votre profil
Imaginez deux diplômés d’un master en finance. Le premier part suivre un nouveau master généraliste en finance internationale dont la moitié des matières ressemblent à celles qu’il vient de valider. Le second choisit une formation en finance quantitative comprenant programmation, économétrie avancée et analyse des données.
Les deux auront étudié une année supplémentaire. Pourtant, ils ne sortiront probablement pas avec la même valeur ajoutée.
C’est cette logique qu’il faut garder en tête : qu’est-ce que cette formation vous permettra de faire que vous ne pouvez pas encore faire aujourd’hui ?
Notre conseil : avant même de regarder les classements internationaux, ouvrez le programme détaillé de la formation et comparez-le à votre master actuel. Si vous connaissez déjà la majorité des matières, le prestige de l’université ne suffira pas forcément à justifier une année supplémentaire.
Quelles études peut-on faire à l’étranger après un master ?
Posséder déjà un Bac+5 ne vous ferme pas les portes des universités étrangères. Au contraire, plusieurs types de cursus sont précisément conçus pour accueillir des étudiants ayant déjà une formation universitaire avancée.
Le choix dépend essentiellement de ce que vous voulez obtenir au bout du parcours.
Faire un deuxième master pour changer de direction
Oui, il est parfaitement possible de candidater à un nouveau master après en avoir déjà obtenu un. Et dans certains cas, c’est même la solution la plus logique.
Vous pouvez par exemple avoir étudié le marketing et vouloir évoluer vers la data, être ingénieur et vous spécialiser dans les énergies renouvelables, ou avoir suivi un cursus en sciences politiques avant de vous tourner vers les affaires européennes.
Le deuxième master fonctionne alors comme une passerelle entre deux compétences.
Le point délicat se trouve ailleurs : les universités regarderont souvent votre parcours précédent. Être titulaire d’un master ne vous permet pas automatiquement d’intégrer n’importe quel programme. Un cursus très technique peut exiger des crédits universitaires précis en mathématiques, programmation, sciences ou économie.
Le niveau de diplôme ne remplace pas les prérequis.
Choisir une spécialisation difficile à trouver en France
C’est probablement l’un des cas où partir à l’étranger prend le plus de sens.
Certains établissements ont développé des expertises très pointues : intelligence artificielle appliquée à la santé, finance quantitative, politiques climatiques, cybersécurité, biotechnologies, supply chain, aéronautique, relations internationales ou encore droit fiscal international.
La destination n’est alors plus seulement un décor. Elle devient partie intégrante du projet.
Une formation à Rotterdam peut être intéressante pour son environnement logistique et portuaire. Une université installée au cœur d’un cluster technologique peut offrir des relations privilégiées avec les entreprises du secteur. Un master spécialisé à Bruxelles peut prendre une autre dimension si vous visez les institutions européennes.
À ce stade, la qualité du département et son environnement professionnel peuvent compter davantage que le classement général de l’université.
Le MBA : pas forcément juste après le master
Le MBA est souvent présenté comme la grande formation internationale en management. Mais il faut éviter de le considérer comme un simple « master supplémentaire ».
De nombreux MBA sont conçus pour des personnes ayant déjà plusieurs années d’expérience professionnelle. Les discussions en cours, les études de cas et surtout le réseau prennent beaucoup plus de valeur lorsque les participants ont déjà travaillé dans des entreprises, dirigé des projets ou pris des responsabilités.
Si vous sortez tout juste de votre master, attendre quelques années peut donc être plus pertinent.
Un MBA suivi trop tôt risque de vous coûter cher sans vous permettre d’en tirer tout le bénéfice. À l’inverse, après quatre ou cinq années de carrière, il peut devenir un véritable outil d’accélération ou de changement de trajectoire.
Le doctorat pour aller vers la recherche
Si votre mémoire de master vous a laissé davantage de questions que de réponses, le doctorat est évidemment une piste à examiner.
Dans le cadre européen des certifications, le master correspond au niveau 7 et le doctorat au niveau 8. Le Cadre européen des certifications présenté par Europass permet de comparer les différents niveaux entre pays européens.
Mais attention à une différence essentielle : le doctorat n’est pas simplement « trois années d’études de plus ».
Vous entrez dans un projet de recherche. Votre quotidien dépendra beaucoup du laboratoire, de votre directeur de thèse, du financement et du statut accordé aux doctorants dans le pays.
Dans certains systèmes, vous restez principalement étudiant. Ailleurs, vous pouvez bénéficier d’un véritable contrat de travail de chercheur.
C’est pourquoi une plateforme comme EURAXESS est particulièrement utile : elle permet de rechercher des opportunités de recherche et des postes doctoraux proposés dans de nombreux pays.
Une formation courte peut parfois être plus intelligente qu’un nouveau diplôme
Vous avez besoin de maîtriser Python, la finance durable ou la gestion de projet internationale ? Il n’est pas forcément nécessaire de signer pour deux années supplémentaires.
De nombreuses universités proposent aujourd’hui des Postgraduate Certificates, Graduate Diplomas, certificats universitaires ou programmes intensifs.
Pour un diplômé déjà bien positionné professionnellement, quelques mois de formation ciblée peuvent parfois avoir un meilleur rapport entre temps investi et compétence acquise qu’un deuxième master complet.
Attention toutefois au vocabulaire. Le terme postgraduate indique généralement que la formation se situe après un premier diplôme universitaire, mais il ne signifie pas automatiquement qu’elle possède le niveau ou la reconnaissance d’un master.
Deuxième master, MBA ou doctorat : comment choisir ?
Si vous hésitez entre plusieurs directions, il peut être utile de ne pas commencer par la question « quel pays me plaît le plus ? », mais par celle-ci : où voulez-vous être professionnellement dans trois à cinq ans ?
Les principales possibilités après un master
| Option | Pour quel objectif ? | Profil adapté | Question à se poser |
|---|---|---|---|
| Deuxième master | Se réorienter ou acquérir une nouvelle spécialité | Jeune diplômé ou étudiant en changement de domaine | Le contenu est-il suffisamment différent du premier master ? |
| Master très spécialisé | Ajouter une expertise précise à son profil | Diplômé ayant déjà un projet professionnel clair | Cette spécialisation est-elle réellement recherchée ? |
| MBA | Évoluer vers le management ou accélérer sa carrière | Professionnel disposant déjà d’expérience | Est-ce le bon moment professionnel pour le suivre ? |
| Doctorat | Faire de la recherche et développer une expertise avancée | Profil académique attiré par la recherche | Le sujet, l'encadrement et le financement sont-ils solides ? |
| Formation courte | Acquérir rapidement une compétence précise | Diplômé ne souhaitant pas repartir pour plusieurs années | Le certificat aura-t-il une réelle valeur professionnelle ? |
Le bon choix n’est donc pas nécessairement celui qui ajoute le diplôme le plus prestigieux à votre CV. Il est celui qui corrige une faiblesse ou renforce clairement votre positionnement.
Erasmus Mundus : repartir étudier dans plusieurs pays après un master
Vous avez envie de repartir à l’étranger mais vous trouvez presque frustrant de devoir choisir un seul pays ? Les masters Erasmus Mundus répondent précisément à cette logique internationale.
Ces programmes sont organisés conjointement par plusieurs établissements et comprennent des périodes d’études dans différentes universités.
Le fait de posséder déjà un master ne constitue pas, dans les conditions générales du dispositif, une interdiction de candidater. Les conditions européennes demandent au minimum de disposer d’un premier diplôme universitaire ou d’un niveau reconnu comme équivalent. Chaque programme fixe ensuite ses propres critères de sélection.
Les Erasmus Mundus Joint Masters représentent actuellement 60, 90 ou 120 crédits ECTS et s’étendent généralement sur une ou deux années académiques.
Des bourses peuvent être attribuées aux meilleurs candidats et contribuer aux frais de participation, au voyage, au visa et aux dépenses quotidiennes.
Le revers de la médaille est assez logique : les programmes attractifs peuvent être très sélectifs et les candidatures commencent tôt. La Commission européenne indique que, pour de nombreux programmes, les dossiers sont déposés entre octobre et janvier pour la rentrée universitaire suivante.
Conseil pratique : si Erasmus Mundus vous intéresse, ne commencez pas vos recherches au printemps pour une rentrée en septembre. À ce moment-là, certaines des meilleures opportunités de financement peuvent déjà être closes.
Votre candidature doit raconter la suite logique de votre parcours
Après un master, le dossier d’admission prend une autre dimension. Vous n’êtes plus simplement évalué sur vos notes : l’université cherche aussi à comprendre pourquoi vous voulez continuer à étudier.
Les documents que l’on vous demandera souvent
Selon l’université et le pays, préparez-vous notamment à fournir :
- vos diplômes universitaires ;
- vos relevés de notes de licence et de master ;
- un CV académique ou professionnel ;
- une lettre de motivation ou un statement of purpose ;
- une ou plusieurs lettres de recommandation ;
- une preuve de niveau linguistique si elle est exigée ;
- éventuellement un portfolio, un projet de recherche ou des résultats à un test standardisé.
La liste n’a rien d’extraordinaire. Ce qui fera la différence se trouve souvent dans la manière de présenter votre projet.
« J’ai envie de vivre à l’étranger » ne suffit pas
C’est peut-être votre motivation personnelle principale. Et elle est parfaitement légitime.
Mais un jury d’admission voudra comprendre pourquoi ce programme précis doit intervenir après votre premier master.
Votre argumentation devient beaucoup plus forte si vous pouvez expliquer que votre formation en ingénierie vous a amené à vous intéresser aux politiques énergétiques, que votre master en économie vous a donné envie d’aller vers l’économétrie ou que votre premier poste a révélé un manque de compétences en analyse de données.
Une bonne candidature donne l’impression que le nouveau cursus est la prochaine étape naturelle du parcours, pas une manière de retarder le moment d’entrer sur le marché du travail.
Un premier master ne garantit pas des équivalences
Autre confusion fréquente : avoir déjà validé cinq années d’études ne signifie pas que le nouveau programme sera raccourci.
L’admission et la reconnaissance de crédits sont deux décisions différentes. Certaines universités accepteront éventuellement de reconnaître des matières déjà validées. D’autres vous demanderont de suivre le cursus complet.
Si la durée de vos études dépend de ces équivalences, demandez une confirmation écrite avant votre inscription.
Après cinq années d’études, le budget mérite d’être regardé autrement
À 18 ans, passer une année supplémentaire à l’université peut sembler presque naturel. Après un master, chaque année possède également un coût professionnel.
Il faut évidemment compter les frais de scolarité, le logement, les transports, les assurances et la vie quotidienne. Mais il existe aussi un coût moins visible : le salaire et l’expérience que vous auriez pu acquérir pendant cette période.
Cela ne signifie pas qu’il faut arrêter d’étudier au plus vite. Simplement que le rendement du nouveau diplôme mérite d’être analysé.
Dans l’Union européenne, les étudiants français bénéficient d’un cadre favorable
Un citoyen français qui étudie dans un autre pays de l’Union européenne bénéficie du principe de non-discrimination lié à la nationalité.
Il doit notamment pouvoir accéder à l’enseignement supérieur dans les mêmes conditions que les ressortissants du pays et ne peut pas se voir imposer des frais universitaires supérieurs uniquement parce qu’il vient d’un autre État membre.
Le portail officiel Your Europe sur l’accès aux universités européennes présente les règles applicables.
Cela ne signifie pas pour autant que les études seront gratuites. Les systèmes de frais universitaires restent très différents entre pays et établissements.
Une bourse peut complètement changer votre classement des universités
Vous avez peut-être un établissement préféré. Mais si une autre université vous propose une bourse importante, la comparaison mérite d’être refaite.
Regardez les financements proposés par les universités, les gouvernements et les programmes internationaux avant de vous engager définitivement.
Le portail Study in Europe consacré aux bourses et financements permet notamment d’identifier plusieurs dispositifs européens.
Pour un doctorat, allez encore plus loin : cherchez des projets déjà financés plutôt que de partir du principe que vous devrez payer vos études vous-même.
Le diplôme aura-t-il réellement de la valeur à votre retour ?

C’est une question à poser avant l’inscription, pas au moment de rentrer en France.
Le terme « master » affiché sur une brochure internationale ne suffit pas à déterminer le statut d’un diplôme. Le système universitaire du pays, la reconnaissance de l’établissement et parfois l’accréditation du programme doivent être vérifiés.
Commencez par vérifier l’établissement
Le réseau ENIC-NARIC fournit des informations utiles sur les établissements d’enseignement supérieur reconnus dans différents pays.
Cette vérification est particulièrement importante lorsque vous envisagez une école privée peu connue en France ou un programme dont l’intitulé semble très différent des diplômes auxquels vous êtes habitué.
Une reconnaissance académique n’est pas toujours une autorisation professionnelle
En France, le centre ENIC-NARIC France peut notamment délivrer une attestation de comparabilité pour certains diplômes étrangers.
Mais cette comparaison académique ne doit pas être confondue avec le droit d’exercer une profession réglementée.
Si vous visez un métier soumis à une réglementation particulière, les démarches professionnelles doivent être vérifiées séparément.
Le point à vérifier : ne dépensez pas 20 000 ou 30 000 € pour une formation simplement parce que son intitulé paraît prestigieux. Vérifiez d’abord qui délivre réellement le diplôme, son niveau officiel et la manière dont il sera compris dans le secteur professionnel qui vous intéresse.
Le pays doit servir votre projet, pas seulement votre envie de partir
Barcelone, Montréal, Amsterdam, Londres, Copenhague, Singapour… après plusieurs années dans la même université française, la tentation est forte de choisir d’abord la ville.
C’est humain. Mais si vous repartez étudier après un master, essayez de renverser la logique.
Demandez-vous où se trouvent les universités, les entreprises, les institutions ou les laboratoires qui correspondent à votre domaine. Ensuite seulement, comparez les villes.
Voulez-vous rester travailler sur place ?
Cette question peut changer complètement la valeur d’une formation.
Étudier dans un pays où vous souhaitez ensuite travailler vous donne du temps pour comprendre son marché de l’emploi, développer un réseau, effectuer éventuellement un stage et améliorer votre maîtrise de la langue.
Votre année universitaire devient alors aussi une année d’intégration professionnelle.
Un diplôme local peut également être beaucoup plus lisible pour les recruteurs du pays qu’un diplôme obtenu à distance depuis la France.
Dans l’Union européenne, les démarches restent relativement légères
Pour un citoyen de l’Union européenne, aucun visa étudiant n’est normalement nécessaire pour partir étudier dans un autre État membre.
Au-delà de trois mois, le pays peut cependant imposer un enregistrement de résidence. Les règles européennes prévoient notamment que l’étudiant dispose de ressources suffisantes, soit inscrit dans un établissement reconnu et bénéficie d’une couverture maladie adaptée.
Les informations officielles sont disponibles sur Your Europe concernant le droit de séjour des étudiants.
Hors Union européenne, le visa peut influencer votre choix
Canada, Royaume-Uni, États-Unis, Australie, Japon ou Singapour : chaque pays possède ses propres règles.
Le visa peut déterminer la quantité de travail autorisée pendant les études, les ressources financières à prouver et surtout la possibilité de rester travailler après le diplôme.
Si votre objectif est de construire votre carrière dans le pays, regardez donc les conditions de séjour après les études aussi attentivement que le programme universitaire.
Faut-il vraiment repartir étudier après votre master ?
C’est peut-être la question la plus importante de ce guide.
Partir à l’étranger est rarement une expérience inutile. Vous rencontrerez de nouvelles personnes, découvrirez un autre pays, progresserez probablement dans une langue et sortirez de votre environnement habituel.
Mais cela ne signifie pas que le meilleur moyen de vivre cette expérience soit nécessairement de payer un nouveau diplôme.
Vous avez identifié une compétence qui vous manque ?
Très bon signal.
Si les offres d’emploi qui vous intéressent demandent systématiquement une expertise que votre premier master ne vous a pas donnée, une spécialisation supplémentaire peut être parfaitement rationnelle.
Vous voulez réellement changer de métier ?
Là encore, un deuxième cursus peut jouer son rôle de passerelle.
Regardez néanmoins si un nouveau diplôme complet est indispensable. Selon le domaine, une formation courte, un stage, une première expérience professionnelle ou une certification peuvent parfois suffire.
Vous voulez surtout vivre une année à l’étranger ?
Ce n’est pas une mauvaise motivation. Mais mieux vaut se l’avouer.
Posez-vous une question assez simple : si exactement la même formation était proposée à vingt minutes de chez vous, auriez-vous toujours envie de la suivre ?
Si la réponse est clairement non, votre moteur principal est probablement l’expérience internationale plus que le diplôme lui-même.
À vous ensuite de décider si cette expérience vaut le prix demandé. Dans certains cas, oui. Dans d’autres, une première expérience professionnelle à l’étranger pourrait remplir le même objectif tout en vous permettant d’être payé.
Vous n’avez simplement pas envie de commencer à travailler ?
C’est une situation plus fréquente qu’on ne le pense.
Après cinq années dans un environnement universitaire connu, la recherche du premier emploi peut être inconfortable. Un nouveau master repousse cette échéance d’un an.
Le problème est qu’un an plus tard, la même question reviendra.
Pas besoin d’avoir un plan de carrière parfait à 23 ou 24 ans. En revanche, une nouvelle formation devrait vous rapprocher d’une direction, pas simplement vous donner douze mois supplémentaires pour éviter d’en choisir une.
Comment préparer concrètement votre projet ?
Une fois votre objectif clarifié, la recherche devient beaucoup plus simple. Au lieu de comparer des centaines d’universités, vous pouvez éliminer rapidement les programmes qui ne répondent pas à votre besoin.
Nous vous conseillons de procéder dans cet ordre :
- définir le métier, le secteur ou la compétence que vous ciblez ;
- identifier le type de formation réellement nécessaire ;
- sélectionner plusieurs pays cohérents avec ce projet ;
- comparer les programmes détaillés et leurs prérequis ;
- vérifier la reconnaissance des établissements ;
- calculer le coût total du séjour ;
- chercher les bourses avant d’éliminer les programmes trop chers ;
- préparer les tests linguistiques et lettres de recommandation suffisamment tôt ;
- vérifier les règles de visa et de travail lorsque vous partez hors UE ;
- conserver plusieurs options jusqu’aux réponses définitives.
Et surtout, ne considérez pas une candidature comme une décision irréversible. Vous pouvez candidater à trois universités, recevoir deux admissions et décider finalement d’accepter un emploi en France.
Le but n’est pas de partir à tout prix. Le but est de vous retrouver, quelques mois plus tard, avec plusieurs bonnes options entre lesquelles choisir.
Questions fréquentes sur les études à l’étranger après un master
- Peut-on faire un deuxième master après avoir déjà obtenu un master ?
Oui. Rien n’interdit généralement de candidater à un nouveau master après un premier Bac+5. L’université vérifiera cependant vos prérequis et la cohérence du nouveau parcours.
- Est-il utile d’avoir deux masters ?
Cela peut être très utile lorsque le second master apporte une spécialisation ou une compétence réellement différente. Deux diplômes quasiment identiques apportent beaucoup moins de valeur.
- Peut-on faire Erasmus Mundus après un master ?
Oui, selon les critères du programme. Posséder déjà un master n’est pas une interdiction générale, mais chaque Erasmus Mundus Joint Master possède ses propres règles d’admission.
- Vaut-il mieux faire un deuxième master ou un doctorat ?
Le deuxième master est généralement plus adapté à une spécialisation ou une réorientation. Le doctorat correspond avant tout à un projet de recherche et à une expertise scientifique avancée.
- Peut-on faire un MBA directement après un master ?
C’est parfois possible, mais les MBA les plus orientés vers les cadres demandent souvent plusieurs années d’expérience. Attendre quelques années peut rendre le programme beaucoup plus utile.
- Un diplôme obtenu à l’étranger sera-t-il reconnu en France ?
La réponse dépend du pays, de l’établissement, du diplôme et de son utilisation. Il faut distinguer reconnaissance académique et reconnaissance professionnelle, notamment pour les professions réglementées.
- Combien de temps avant la rentrée faut-il commencer les démarches ?
Pour les programmes sélectifs et les demandes de bourses, commencer les recherches 9 à 12 mois avant la rentrée est souvent prudent. Certains calendriers internationaux ferment très tôt.
- Partir étudier à l’étranger après un master est-il bon pour un CV ?
Oui, à condition que l’expérience soit lisible pour un recruteur : nouvelle compétence, spécialisation, langue, réseau ou connaissance d’un marché étranger. Le simple fait d’accumuler un diplôme supplémentaire apporte moins de valeur.












