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Il y aura-t-il une hausse des frais d’inscription pour les étudiants français au Québec ?



Frais d'inscription au Québec


La France et le Québec disposent d’un accord depuis 1978 : les étudiants partant étudier entre ces deux pays payent les mêmes frais d’inscription que les étudiants locaux. Un étudiant français payera donc l’équivalent de 1500 euros par an, alors qu’un étudiant québécois bénéficiera des mêmes tarifs qu’en France, c’est-à-dire une quasi-gratuité.

Cependant, depuis plusieurs années, le gouvernement québécois ainsi qu’une partie de la population de la région souhaitent modifier cet accord. Pourquoi demander un changement d’un accord plus que trentenaire ? Deux raisons principales semblent émerger.


Des échanges d’étudiants inégaux entre la France et le Québec



Première cause, le nombre d’étudiants français partant au Québec ne cesse de croître chaque année alors que les échanges du Québec vers la France stagnent. Aujourd’hui, c’est près de 12 000 étudiants français qui partent chaque année au Québec, avec une croissance d’au moins 5% par an depuis plus de 10 ans. Dans l’autre sens, c’est à peine 1500 étudiants québécois qui rejoignent la France pour leurs études. Un ratio très loin d’être équitable pour les québécois, qui ont la sensation de financer les études des étudiants français.

Si dans les faits ce ratio est effectivement défavorable pour le Québec, il est facilement explicable par la différence de population étudiante entre les deux pays : avec 2.39 millions d’étudiants en France et 227 000 au Québec, ce n’est en soi pas une surprise que la situation soit telle qu’elle est aujourd’hui !

Un accord à sens unique, ne favorisant pas le Québec



Seconde cause, le Québec ne semble pas gagner d’avantage financier avec cet accord. En effet, la France offre les mêmes frais d’inscription aux étudiants du monde entier, sans accord particulier entre les pays. De ce fait, le Québec n’a que très peu à gagner de cette situation, même si l’accord ne se résume pas qu’aux frais universitaires.

Cette situation explique très certainement la requête du gouvernement québécois suite à la rencontre du 4 Novembre avec François Hollande. Afin de poursuivre l’accord, il a été requis que les étudiants québécois bénéficient d’un accès à coût réduit aux Grandes écoles françaises. Avec des frais d’inscription atteignant parfois 15 000 euros par an, une réduction importante de ceux-ci pour les étudiants québécois serait donc particulièrement intéressante.

L’accord pour les échanges étudiants entre la France et le Québec sera modifié :



Une chose est sûre, suite à la rencontre du 4 Novembre, l’accord avec le Québec sera modifié. Si les termes exacts ne sont pas encore définis, les étudiants français payeront plus de frais d’inscription chaque année lors de leurs études au Québec.

La hausse devrait cependant rester inférieure au coût d’inscription pour les étudiants non québécois, qui s’élèvent à 5000 euros environ en 2014. Autre solution évoquée, la mise en place d’un quota. Seul un nombre réduit d’étudiants français pourraient bénéficier de frais d’inscription avantageux. Les étudiants non sélectionnés devront quant à eux payer plein pot.

Hausse globale pour tous les étudiants ou quota précis chaque année ? On se demande quelle solution le Québec décidera d’appliquer, tout en sachant que rien ne l’empêchera d’appliquer les deux …

Quelle solution pour les étudiants français souhaitant étudier au Québec ?



La modification ou la fin de l'accord avec le Québec signifie une hausse importante du budget nécessaire pour partir étudier au sein de la province Canadienne. Quelle solution pour les étudiants français déjà sur place ou souhaitant partir ?

Récemment, de nombreux témoignages indiquent qu'une partie des étudiants sur place quitteront le Québec faute de moyens si cette hausse se réalise. Si l'on peut comprendre qu'une hausse de quelques milliers d'euros ait un impact sur le budget global, elle ne représente malgré tout qu'une petite partie du coût des études sur place.

Dans les faits, les étudiants ont peu de chances de partir, certains devront travailler plus l'été ou se serrer la ceinture. Un prêt étudiant est aussi une solution à envisager. N'oubliez pas que les études sont un investissement, et que s'endetter de manière modérée peut être une solution pour profiter de l'une des meilleures périodes de votre vie au Québec.

Quand aux étudiants français envisageant leur départ vers le Québec, prenez en compte ce changement ! Si l'investissement vous paraît trop important, d'autres destinations pourraient être plus intéressantes.

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à consulter la rubrique "Étudier au Québec".

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