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Benoît est parti étudier un an au Chili, dans le cadre de son école d'ingénieur :



Peux-tu te présenter en quelques lignes?

Benoît, étudiant au Chili pendant un anJe m’appelle Benoit, j’ai 30 ans. J’ai fait une école d’ingénieur à l’INSA de Lyon, école post-bac, l’une des seules écoles à prépa intégrées publiques. Je me suis ensuite spécialisé en ingénierie mécanique.

Aujourd’hui, je travaille en tant qu’acheteur chez Airbus, dans le secteur de l’aéronautique. Durant mon cursus, je suis parti au Chili en 4ième année de mon cursus pendant une année entière (12 mois).

Quand es-tu parti au Chili ? Dans quelles conditions ?

Je suis parti en Juillet 2005 dans la ville de Val Paraiso au Chili pour une durée de 12 mois à l’âge de 22 ans, dans le cadre d’un échange avec l’école d’ingénieur. J’ai eu la chance d’obtenir une bourse de la région Rhônes Alpes qui me couvrait entre 400 et 600 par mois. C’était plus qu’agréable mais cela ne couvrait pas toutes mes dépenses.

Qu’est ce qui t’as incité à partir en Amérique du Sud?

Je n’étais pas encore parti à l’étranger, et j’avais vraiment envie de partir. J’ai vu mon frère partir à Leipzig en Allemagne pendant un an, et son expérience m’inspirait. Au départ, je voulais partir dans un pays anglophone, vu que je ne parlais pas espagnol à l’époque.

Je me suis rendu compte qu’il était facile de partir au Chili, et j’avais des amis qui en revenaient et ils m’avaient dit que c’était génial. L’Australie m’attirait aussi, mais j’ai changé d’avis en cours de route.

Globalement, je voulais que ça soit loin, je n’avais pas envie d’être en Europe. Je connaissais très peu de choses sur le Chili, et je suis parti serein malgré tout.

Les démarches afin de partir en échange au Chili :


 
Benoît, étudiant en échange international en Amérique Latine

Quelles ont été tes démarches avant et une fois sur place ?

Dans l’école, il y avait pas mal de monde qui voulait partir, environ 30 % de la promo. J’avais choisi ma spécialité pour pouvoir partir un an alors que les autres cursus n’autorisait un départ que sur 6 mois.

J’ai du monter un dossier de candidature en interne, et la sélection se faisait sur le classement entre les élèves de l’école. Le Chili était relativement peu demandé à l’époque, et il y avait beaucoup de places. Pas très difficile de partir donc.

Pour le visa, les démarches sont faciles si tu es attentifs. Le moindre papier manquant te fait ajouner le dépôt de quelques jours mais sinon pas de problème particulier. J’ai du aussi faire mes dossiers pour la bourse, chose relativement aisée. L’école m’a soutenu pour la candidature, et j’ai fais les démarches avec eux sans difficultés particulières.

Une fois sur place, l’université nous a conseillé pour l’ensemble des démarches. L’accueil était parfait et super bien organisé. On a du faire la carte d’identité chilienne et ma carte étudiant. Cela s’est fait rapidement en deux semaines à l’arrivée avec le support de l’école.

As-tu trouvé les formalités au sein de ton école d'ingénieur difficiles?

Non, car j’ai été bien aidé par mon école à Lyon pour le départ et une fois sur place l’université chilienne a pris le relai. C’est beaucoup de démarches et d’organisation, mais ce n’est pas difficile.


L'arrivée de Benoît au Chili, ses premières semaines sur place :


 

Comment s’est déroulée ton arrivée? Comment était l’accueil au sein de l’école ?

J’ai eu un rendez-vous le premier jour à mon université. Beaucoup d’américains venaient visiter l’université, donc il était habitué à recevoir. On a eu du avoir des présentations toute la journée sur tout ce que l’on devait savoir.


Benoît, étudiant expatrié à Val Paraiso
Comment as-tu ressentis tes premiers jours ?

Tu te construis beaucoup de choses dans ta tête avant de partir, et à l’arrivée c’est toujours loin de ton imagination. On était bien encadré, très vite j’ai trouvé des amis. Je me suis senti perdu les premiers jours, mais j’étais loin d’être le seul. Dès les premiers jours j’ai rencontré des étudiants comme moi.

Les deux premiers jours étaient donc très pertubants, puis j’ai trouvé des amis. Ensuite cela a été un mois absolument incroyable. Puis un peu de remise en question. Puis cela s’est stabilisé et j’ai profité tout le reste de l’année. Selon moi, c’est un peu le schéma classique de tout étudiant partant étudier à l’étranger, avec des petits bas et des grands hauts.

Quels ont été les évènements organisés lors des premiers mois ? Les rencontres que tu as effectué ?

On a eu le premier jour dédié aux internationaux. L’université s’occupait des soirées et des évènements, et elle le faisait bien. On se retrouvait régulièrement grâce à ça.

Les chiliens sont très accueillants et développent de vrais liens forts. Ils sont naturels et sincères. Ils cherchent à développer de vrais relations et ils ont une vraie constance dans leurs liens d’amitié.

L’immersion était t’elle rapide ou un temps adaptation a t’il été nécessaire ?

Je pense qu’elle était super rapide, tous les élements étaient la pour le favoriser. Dès le premier weekend, je suis parti à Mendosa en Argentine avec des étudiants.

Et au niveau du logement ? Tu l’as trouvé comment ? C’était une colocation ?

J’ai récupéré un logement loué par un de mes prédécesseurs de l’INSA. J’avais donc un logement dès mon arrivée, en colocation avec une fille chilienne très gentille. L’université ne nous a pas aidé pour le logement, mais il y avait pas mal d’offres donc ce n’était pas un problème. C’était très informel et il n’y avait pas vraiment de contrat lors de la location. Le loyer était de l’ordre de 150 euros.


La vie étudiante de Benoît à Val Paraiso, ses voyages, ses sorties :


 

Comment se passe ta vie d’étudiant au sein de l’univerisité ?

J’avais 9h de cours le premier semestre et 12h le second semestre. J’avais moitié moins de cours qu’en France et la charge de travail par module plus faible qu’à l’INSA. Les profs étaient très sympatiques et très compréhensifs. On pouvait donc partir voyager pour toute une semaine sans que cela pose de problème.

Le niveau était globalement moins bon qu’en France, mais les profs étaient excellents.

La vie étudiante au Chili de Benoit

Il y a eu des associations ou des évènements spécifiques aux étudiants internationaux dans ta ville d’accueil ?

Peut être qu’il y en avait mais je n’en faisais pas partie. J’avais déjà assez a faire avec l’université.

Comment s’est déroulé ton cursus ? Qu’en penses tu ? Quelle est la charge de travail ?

Les cours que tu fais en échange à l’étranger ne sont pas importants. Personne ne s’intéresse à ce que tu as appris pendant l’année. Ce qui est important c’est d’avoir le meilleur niveau de langue possibile à la sortie. C’est pour vivre de nouvelles expériences et t’intégrer que tu pars, pas pour passer des heures dans les bouquins.

Comment a évolué ton niveau d'espagnol ? Difficile à comprendre au début ?

Je suis parti de zéro. J’ai mis à peut près deux mois pour commencer à être à l’aise, pour m’exprimer à peut près clairement. Je comprenais bien au bon de deux mois mais je m’exprimais mal. Au bout de 6 mois je ne me posais plus de questions.

Comment évaluerais tu tes résultats en fin de cursus ?

J’étais très satisfait, j’avais appris un excellent espagnol, j’avais vécu des trucs incroyables, et je n’avais pas passé un temps énorme en cours. C’était l’expérience parfaite pour moi.


L'intégration en tant qu'étudiant international au Chili :


 

L’intégration auprès des étudiants locaux est-elle facile ? 

Oui, elle est très clairement facile. Les étudiants locaux s’intéressent à toi et viennent te voir. On était 2 français dans une classe de 30 chiliens. La barrière de la langue n’est pas énorme et la barrière culturelle ne l’est pas non plus. Les chiliens veulent te connaître, viennent vers toi, t’invitent aux évènements de manière naturelle.

La vie en dehors des cours ? Des possibilités de voyager le weekend ?

On a fait très peu d’évènements qu’entre étudiants internationaux. Je faisais attention à toujours sortir avec des chiliens. Il y avait d’autres nationalités, en particuliuer des américains.

La vie en dehors des cours était paradisiaque, beaucoup de fêtes, Val Paraiso est une ville très étudiante. Il y a pas plein d’endroits pour sortir (boîtes, bar).

Il est aussi très facile de voyager le weekend, et on partait à peu près chaque semaine. Il suffisait de monter dans un bus et de partir au sud ou au nord. Tout était très facile. Parfois on ratait un jour de cours et cela ne posait de problème à personne.

Il y a plein de jolies choses, il faut être prêt à passer de nombreuses heures dans le bus et aimer les bus de nuit . On adaptait la charge de travail à nos voyages plus que l'inverse.

Comment as-tu trouvé ta ville? Quels étaient les coins sympas ? Les choses à ne pas rater ?

Val Paraiso est une ville absolument géniale pour les étudiants. C’est très dynamique, très bohème, un peu décadent et très sale. Elle a beaucoup d’histoire, ce qui est rare en Amérique du Sud. C’est une ville exceptionnelle qui est très belle à vivre au jour le jour.

Le port de la ville concentre les boîtes de nuit, le quartier Cerro Alegre était le plus quartier, avec tous les étrangers et beaucoup de choses s’y passaient. Les boîtes de nuit chiliennes n’ont rien à voir avec les nôtres. La vie de tous les jours est assez simple sur place. Tu peux prendre une heure, prendre le bus, aller te balader sur la côte, ou aller voir un volcan sans trop de problème !

 

Ton avis personnel sur ton experience, ta conclusion ?

C’est une expérience qui a été bien au délà de mes attentes. Une expérience qui sous tous ces aspects étaient extrêmement positive. C’était la meilleure année de ma vie, et pourtant j’ai effectué d’autres séjours à l’étranger par la suite.

Allez au Chili, profitez-en !

Voyager et vivre au Chili pendant un an

 

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