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Pourquoi cette opposition contre la réforme des universités ?


Pour comprendre un peu mieux la situation en Italie, il faut remonter en 1997, là où la première réforme des universités fut mise en place. Pour résumer, elle avait pour but de donner plus d'autonomie aux universités, en leur laissant libre cours à l'utilisation des ressources qui leur été allouées. Cependant, contrairement à ce qui était espéré, les universités n'ont pas su allouer correctement les ressources, ne sachant pas gérer leur budget. L'état n'a pas hésité à citer l'un des exemples les plus flagrants, qui démontré que le nombre d'enseignants avaient augmenté de près de 24% passant de 50 000 à 62 000 en seulement 10 ans, alors que sur la même période le nombre d'étudiants n'avaient augmenté que de 7%. Si l'exemple est assez explicite, on peut néanmoins se demander si cette augmentation n'étaient pas déjà nécessaire en 1997.

 

Le nombre de formations différentes est quand à lui particulièrement élevé, avec près de 370 formations différentes quand la France n'en compte que 70. Face à cette offre trop vaste, les étudiants italiens partent de plus en plus étudier à l'étranger, avec l'assurance de suivre un cursus réellement reconnu et valable.

 

Quels sont donc aujourd'hui les points importants de la réforme de 2010 pour rattraper toutes ces erreurs ? Le changement majeur est l'évaluation des universités sur leurs résultats, qui aura un lien direct sur le budget qui leur est alloué. En clair, cela ne fera que creuser les écarts entre petites et grosses universités, et rendre certaines universités peu intéressantes pour les étudiants, quand d'autres récolteront les meilleurs étudiants d'Italie sans difficultés.

Deuxième changement majeur, l'arrivée d'enseignant en CDD de 3 ans, et l'abaissement de l'âge requis pour enseigner à 30 ans au lieu de 36 ans. Selon les enseignants et chercheurs, cela dénote surtout une volonté de l'État de réduire les sommes alloués à la recherche et l'enseignement, et cette situation risque de rendre plus précaire celle des enseignants.

 

En clair, l'état Italien, comme l'ensemble des pays d'Europe, commence à se tourner vers un système à l'américaine, comme l'ensemble des pays européens en réalité. Les universités obtenant ainsi de plus en plus d'autonomie dans toute l'Europe, tandis que les budgets alloués par l'état diminue, et que les frais d'inscriptions augmentent.

 

 

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